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Pollution lumineuse ou allongement artificiel du "jour" : son impact sur le rythme des végétaux. Agir chez soi...

Nos précédents articles évoquaient l’impact de la pollution lumineuse sur les oiseaux et les insectes. Mais qu’en est-il sur les végétaux ?

La croissance des plantes est en partie liée à la durée de la nuit et donc de l’obscurité. Elles profitent des longues nuits pour entamer le processus de la floraison. Au fur et à mesure de l’augmentation de la durée des nuits, s’entame le processus de « dormance » qui permet à la plante de résister aux rigueurs de l’hiver.

Les processus affectés par la lumière sont la germination, la croissance, l’expansion des feuilles, la floraison, le développement des fruits et la sénescence.

Les arbres sont également très sensibles à la pollution lumineuse. Ils doivent s’adapter aux variations saisonnières et les lumières artificielles occasionnent des perturbations telles que l’absence de chute des feuilles pour des arbres situés à proximité de lampadaires.

Agir chez soi...
Éclairer le jardin ? L’extérieur de la maison ?

On peut commencer par s’interroger : où, quand et combien de temps la lumière est-elle nécessaire ?

- À cet endroit, est-ce bien nécessaire ?
Quatre principes de bases sont à respecter qui permettent d’assurer un environnement sécuritaire tout en minimisant les impacts sur le ciel étoilé, les écosystèmes et la santé humaine :
1. Réduire l’intensité
2. Ajuster l’orientation
3. Contrôler la période
4. Limiter la lumière bleue

- Où installer l’éclairage extérieur ?
Eclairer uniquement les points d’entrée et de passage et positionner les lampes à une hauteur modé-rée. Plus une lumière est placée haut, plus elle se disperse dans toutes les directions, perturbant ani-maux et végétaux.
On évitera d’éclairer :
- le jardin pour préserver la nuit noire et les écosystèmes,
- les murs de la maison surtout de bas en haut. Les surfaces claires réfléchissent et diffusent la lu-mière, gênant la faune et la flore et peut-être même les voisins !

- Avec quoi éclairer l’extérieur de sa maison ?
Pas de spots. Eviter les petites lampes à recharge solaire dont le bilan écologique global est désastreux. Privilégiez l’utilisation de sources lumineuses de couleur ambrée à celles de couleur blanche. Pour les lampes LED filtrées, ne pas dépasser les 2200 Kelvins avec une température de cou-leur la plus basse possible. Ces lampes ont les mêmes rendements quantitatifs que les LED dites ‘’blan-ches’’ émettrices de lumière bleue nocive pour les yeux.

- L’astuce : réduire les éclairages permanents
Déclencher l’éclairage avec des détecteurs de présence, régler les lumières sur des minuteries. En plus de servir d’alarme, les détecteurs de présence permettent de réaliser des économies, et surtout de limiter le temps d’éclairage au temps d’utilisation.

Christiane Boehm
Pour le PCDN
décembre 2018


Sources
Museum National d’Histoire Naturelle (MNHN - France)
PCDN : des pistes












Il arrive aussi qu’à la fin de l’automne, une branche située en dessous d’un réverbère soit encore garnie de feuilles tandis que le reste de l’arbre, non illuminé, est déjà nu.

Source : Confédération suisse