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Lutter contre la pollution lumineuse, ce n’est pas cesser d’éclairer, mais mieux éclairer !

Des solutions simples : respecter les grands principes de l’éclairage intelligent
Voici quelques pistes proposées par le "RICEMM" (Réserve Internationale du Ciel Étoilé du Mont-Mégantic).

1. Bien évaluer le besoin
Est-ce vraiment nécessaire d’éclairer ? Souvent, nous sous-estimons notre capacité à voir dehors le soir. De plus, il n’est pas établi que plus de lumière décourage les infractions. Plusieurs études de cas vont même en sens contraire ! Enfin, il faut se rappeler que l’éclairage extérieur représente une dépense non-négligeable d’électricité.

2. Ajuster l’orientation
Optez pour des luminaires dont le flux lumineux est orienté vers la surface à éclairer. Rappelez-vous que la lumière émise vers le ciel n’aide pas à mieux voir et que la lumière émise vers l’horizon contribue à l’éblouissement.
3. Réduire l’intensité
Choisissez des luminaires produisant un éclairage sobre et uniforme dont l’intensité lumineuse n’est pas excessive. Cela permet à l’œil de s’adapter à la luminosité ambiante tout en assurant la visibilité requise et une sécurité des lieux.
4. Contrôler la période
La période et la durée d’utilisation des éclairages est aussi un facteur à considérer. Installer une minuterie, un détecteur de mouvement, ou le simple geste d’éteindre les lumières en allant se coucher, l’idée est d’utiliser l’éclairage selon les besoins. Il existe aussi des dispositifs intelligents pour les éclairages routiers DEL qui permettent de contrôler l’intensité selon l’heure de la nuit.
5. Limiter la lumière bleue
Privilégiez l’utilisation de sources lumineuses de couleur ambrée à celles de couleur blanche. Ces dernières sont les plus dommageables pour le voilement des étoiles et la santé en raison de leur grande proportion de lumière bleue.

Quelques exemples :

- Installation inadéquate d’un luminaire

Peu importe le type de luminaire utilisé ou sa puissance lumineuse, la lumière émise à moins de 10° sous la ligne d’horizon pénètre directement dans l’œil et provoque l’éblouissement.
Un luminaire devrait donc toujours être installé de manière à éclairer vers le bas.



- Réduire l’intensité
Les intensités initialement utilisées étaient souvent bien au-dessus des besoins réels. La puissance de l’éclairage a généralement été réduite de moitié, pour un éclairage moins éblouissant et plus uniforme qui favorise la sécurité, tout en réalisant d’importantes économies.
L’éclairage au sodium haute pression (SHP) a été utilisé pour sa meilleure efficacité lumineuse et pour sa plus faible proportion de lumière bleue. La lumière bleue est celle qui diffuse le plus dans l’atmosphère.
Toute source de lumière blanche est à éviter pour diminuer l’impact de la pollution lumineuse !
Privilégier des sources qui éclairent vers le bas, cachées sous les corniches par exemple, permet de mettre en valeur l’ensemble d’un bâtiment sans aveugler l’observateur. Non seulement les éclairages de couleurs chaudes ont un impact moins grand sur la pollution lumineuse, ils offrent aussi un sentiment beaucoup plus chaleureux que les éclairages blancs et bleus.

- Ampoules de puissance trop élevée
Les deux photos ci-dessous illustrent la différence importante entre un éclairage éblouissant et un bon éclairage.

Sources :
Extraits du site RICEMM (Réserve Internationale du Ciel Étoilé du Mont-Mégantic) :
- Pollution lumineuse
- Luminaires

- Dossier réalisé par Christiane Boehm
Janvier 2017