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Accueil du site / Jardins naturels / Faune / Nourrir les oiseaux en hiver

décembre 2008

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Mésange bleue - Photo Bruno Marchal
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Sitelle - Photo Bruno Marchal

Paradoxalement, cette période coïncide avec un nettoyage intense du jardin qui le laissera coiffé et rasé de près mais complètement délesté de tout ce qui apporte subsides et réconfort à nos amis ailés.Bien sûr, soucieux de bien faire, nous apporterons force boulettes de graisse et poignées de graines du commerce. Mais savons-nous vraiment ce que contiennent ces aliments-là ? 

En principe, nous ne devrions pas à avoir à nourrir directement les oiseaux en hiver.
Le problème, c’est que hormis quelques zones refuges, comme les jardins nourriciers, l’équilibre naturel a été complètement bouleversé et la biodiversité des plantes et des insectes mise à mal, en zone urbanisée comme à la campagne.

Le nourrissage hivernal garantit la sécurité des oiseaux en cas de besoin et améliore tempo-rairement leurs conditions précaires de survie. Ils préfèrent la recherche de nourriture natu-relle dès que les conditions climatiques s’y prêtent.

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Rouge Gorge - Photo Bruno Marchal
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Troglodite mignon - Photo Bruno Marchal

Lorsque l’on commence à nourrir les oiseaux en hiver, il est recommandé de le faire raisonnablement et de s’engager à continuer jusqu’à la fin de l’hiver et pas au-delà de fin mars où ils changent de régime alimentaire.

En hiver, les oiseaux ont beaucoup de mal à trouver un point d’eau. Offrons leur de l’eau claire, sans aucun additif et changeons-la régulièrement, si possible à la même heure (matin ou fin d’après-midi).

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Aubépine - Centaurées - Viorne-aubier - Sorbier

En dehors du petit coup de pouce classique, d’autres idées…
La prairie, la jachère, sont des mangeoires naturelles ! Inutile de tout faucher pour faire propre ! On y trouve quantité de graminées variées qui plaisent aux pinsons et à l’accenteur mouchet, mais aussi des centaurées, chardons, cardères, carottes sauvages, cumin des prés…

Les haies sont elles aussi un garde-manger de choix ! A l’automne, de nombreux arbustes se couvrent de baies comestibles pour les oiseaux. Si vous projetez quelques plantations d’arbustes, tenez-en compte dans le choix des végétaux. Leurs fruits ou leurs graines font les délices des mer-les, grives, mésanges. Parmi les espèces indigènes, citons : ron-ces, sorbier des oiseleurs, merisier, saule, sureau, noisetier, aulne, aubépine, cornouiller, troène, prunellier, viorne, houx, églantier.

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Chardonneret - Photo Bruno Marchal

Au verger, les fruits pourrissant feront les délices des merles et des grives.
On peut très bien les laisser en petits tas dans un coin au pied d’une haie, mais pas trop près des arbres fruitiers, histoire de réduire le stock de « parasites » des fruits. 

Un jardin naturel et diversifié est très attirant pour les oiseaux.
Durant toute l’année, les plantes indigènes fournissent une nourriture riche, variée et naturelle composée de graines et d’insectes. 



Recherche réalisée par Christiane Boehm
membre du PCDN

Sources et renseignements utiles :
Le nourrissage des oiseaux
- Natagora
- Ligue pour la protection des oiseaux
- 4 saisons du jardin bio (novembre/décembre 2008)
La composition des haies champêtres
- contactez l’Eco-conseillère, Anne Piron, tél. 02 654 16 50,
anne.piron@publilink.be

Sites Internet (taper « haies » dans le moteur de recherche page d’accueil)
- Les amis de la terre
- Ecoconso

Brochures téléchargeables
- Province du Brabant wallon