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La vie foisonnante de l’arbre dépérissant se modifie peu à peu quand il meurt...

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Creusé, digéré de l’intérieur, même le plus massif des chênes finit par s’abattre au sol. Une nouvelle faune peut s’y installer. Des prédateurs comme les perce-oreilles ou les mille-pattes, au corps aplati, chassent sous l’écorce décollée.

Le bois spongieux retient mieux l’humidité. Par sa surface en contact avec le sol, le tronc est vite colonisé par la faune du sol et de la litière, comme des vers de terre ou des collemboles, accélérant sa décomposition. Des mammifères, des oiseaux grattent à la recherche de proies faciles, contribuant à sa restructuration.

Au fil des années, le tronc s’affaisse, perd sa forme, se couvre de mousses, de feuilles mortes et finit par disparaître dans la litière, véritablement digéré par des dizaines de générations d’insectes, de champignons et de bactéries.

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Grand Capricorne

Que ce soit dans les jardins, les parcs, les forêts, les haies, les arbres dépérissant ou morts sont trop souvent jugés inutiles, voire dangereux, susceptibles de propager parasites et maladies aux arbres sains. Dans un milieu équilibré, ce n’est pas le cas. Au contraire, ils représentent un maillon essentiel de l’écosystème, une phase de recyclage de la matière organique morte. Mais ils sont trop souvent détruits, ce qui a pour conséquence la raréfaction des nombreuses espèces qui en dépendent.

Ce n’est pas un hasard si le Grand Capricorne, la Rosalie des Alpes, le Pique-prune ou le Lucane cerf-volant, qui vivent dans le bois mort ou pourri, bénéficient d’un statut de protection. Ils sont devenus aussi rares que les arbres morts dans notre environnement.

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Lucane Cerf-volant

Retenons
• Le manque de bois mort peut mettre en péril plus du cinquième de la biodiversité dans son ensemble.
• Le bois mort sur « pied » est tout aussi (voire plus) intéressant pour la biodiversité
• Les forêts pauvres en bois mort sont plus souvent et plus gravement touchées par les pullulations d’insectes que les autres.


NB. Cette illustration peut être téléchargée en pdf, ci-dessous.


Recherche réalisée par Christiane Boehm
membre du PCDN
février 2009

Sources :
- Extrait du livre "Le jardin des insectes" – Auteur : Vincent Albouy (pdf-2 pages)
- Réforme du Code forestier - Natagora sort du bois (pdf-3 pages)
- Conservation nature
- Institut fédéral de recherches WSL CH-8903 Birmensdorf © WSL Birmensdorf, 2014 (http://www.wsl.ch)

Pièces jointes